Donner de l’argent à un enfant ou à un petit-enfant pour une occasion particulière est courant. Mais faut-il déclarer cette somme aux impôts ? Dans certaines situations, le cadeau peut être considéré comme un « présent d’usage » et ne nécessite alors aucune déclaration.
Qu’est-ce qu’un présent d’usage ?
Un présent d’usage est un cadeau offert à l’occasion d’un événement particulier : anniversaire, Noël, mariage, naissance, réussite à un examen ou diplôme, par exemple.
Il peut s’agir d’un objet, mais également d’une somme d’argent.
Pour être considéré comme un présent d’usage et non comme une donation, le cadeau doit rester raisonnable au regard de l’occasion, mais également des revenus et du patrimoine de la personne qui donne.
C’est donc la situation financière du donateur au moment du cadeau qui doit être prise en compte.
Bon à savoir
Un présent d’usage correctement caractérisé préserve vos abattements pour de futures donations.
Combien peut-on donner sans déclaration ?
Contrairement à une idée fréquemment reprise, il n’existe aucun plafond officiel permettant de dire qu’un cadeau devient automatiquement une donation à partir d’un certain montant.
On entend parfois parler d’une limite équivalente à 1 ou 2 % du patrimoine ou des revenus. Cette règle ne figure pourtant pas dans les textes fiscaux.
L’administration apprécie chaque situation au cas par cas.
Ainsi, offrir 1 000 € à un petit-enfant peut constituer un présent d’usage parfaitement raisonnable pour une personne disposant d’un patrimoine et de revenus importants, alors que cette même somme pourrait être analysée différemment dans une autre situation.
Le montant doit donc avant tout rester proportionné aux moyens financiers du donateur.
Présent d’usage ou don manuel : quelle différence ?
La différence est importante.
Lorsqu’un cadeau est reconnu comme présent d’usage, il n’a pas à être déclaré aux impôts et ne constitue pas fiscalement une donation.
À l’inverse, une somme d’argent transmise en dehors d’une occasion particulière ou d’un montant disproportionné peut être considérée comme un don manuel.
Dans ce cas, elle doit en principe être déclarée à l’administration fiscale, même lorsqu’aucun droit de donation n’est finalement dû.
Depuis le 1er janvier 2026, la déclaration des dons manuels et dons familiaux de sommes d’argent doit d’ailleurs, sauf exceptions, être réalisée en ligne depuis l’espace personnel sur impots.gouv.fr.
Peut-on donner davantage à ses enfants sans payer de droits ?
Oui. Il ne faut pas confondre absence de déclaration et absence de taxation.
Un parent peut notamment transmettre jusqu’à 100 000 € à chacun de ses enfants tous les 15 ans en bénéficiant de l’abattement applicable aux donations.
Sous certaines conditions, il est également possible de bénéficier de l’exonération spécifique des dons familiaux de sommes d’argent jusqu’à 31 865 €, renouvelable tous les 15 ans. Le donateur doit notamment avoir moins de 80 ans et le bénéficiaire être majeur ou émancipé.
Ces dispositifs peuvent se cumuler lorsque leurs conditions respectives sont réunies.
Attention toutefois : contrairement au présent d’usage, ces donations doivent être déclarées à l’administration fiscale, même lorsqu’elles ne génèrent aucun impôt.
Comment transmettre intelligemment à ses enfants ou petits-enfants ?
Faire plaisir ponctuellement à ses proches et organiser la transmission de son patrimoine sont deux démarches différentes.
Lorsque les montants deviennent importants ou que les versements sont réguliers, il est préférable d’anticiper : donation, assurance vie, démembrement ou autres solutions patrimoniales peuvent permettre d’organiser la transmission dans un cadre fiscal adapté.
Chez Sébastien HEDIN – Abeille Assurances à Saint-Omer, nous pouvons vous accompagner pour faire le point sur votre épargne, vos contrats et vos objectifs de transmission afin de construire une stratégie adaptée à votre situation familiale et patrimoniale.

